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Se taire c’est participer

mercredi 19 octobre 2011, par Laurène Michel.

Les violences conjugales : se taire, c’est participer

Aujourd’hui comme avant, de nombreuses femmes ont peur. Peur de leur mari, peur de dire et d’assumer la vérité. En 2006, une étude montrait qu’une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son mari. Ces chiffres impressionnants montrent un phénomène de société détruisant de nombreuses vies. Celle de la victime, mais aussi celle de la famille et des amis. Il existe plusieurs formes de violences au sein d’un couple : les violences physiques, morales, spirituelles et sexuelles. Mais comment stopper tout cela ?

Parmi les violences conjugales, il y en a une qui, longtemps, n’était pas considérée comme réelle, c’est la violence sexuelle. On a souvent prétendu qu’il ne pouvait y avoir de viol au sein d’un couple marié par exemple. « Il ne te viole pas, c’est ton mari !! », combien de femmes ont pourtant subit ces attaques ? Elles seraient 75 000 tous les ans. Et les violences morales, quant à elles, combien de femmes touchent-elles ? C’est sûrement un nombre inqualifiable de femmes concernées. En revanche, on peut quantifier le nombre de femmes battues. Par exemple, entre 2006 et 2008, elles étaient 330 000 à souffrir à cause de leur mari ou conjoint.

Le Premier ministre à déclaré la lutte contre les violences faites aux femmes « Grande Cause Nationale » pour l’année 2010. En effet, depuis 2004, même si le nombre de femmes qui meurent sous les coups de leur mari diminue, il n’est pas satisfaisant. En 2004, elles étaient 162, en 2008 elles étaient 156 et 140 femmes étaient mortes en 2009. Il faut absolument arrêter toutes ces violences. Un couple est censé s’aimer, pas se battre ! Il ne faut surtout pas rester dans le silence, il ne faut pas croire que personne ne peut vous aider. Il faut dénoncer sans se sentir coupable, ne pas oublier que c’est vous la victime, vous n’êtes pas responsable.

Il y a de nombreux moyens de se défendre. Dans les homicides conjugaux, il y a autant de victimes masculines que féminines, et que dans 60 % des morts masculins, la femme se défend de la violence de son mari. Il est préférable d’aller voir la gendarmerie et de dénoncer ce manque de sécurité. Vous pouvez aussi utiliser votre téléphone en composant le 3919. Dans chaque commissariat ou gendarmerie, une assistante de service social d’aide aux victimes sera là pour vous aider ! Ne restez plus seule !!