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Festival de Deauville (2)

lundi 13 septembre 2010, par vincent gardin.

Emmanuelle Béart,

Jeanne Balibar,

Des stars, encore des stars...

Des films à voir,

Une Amérique très noire.

Départ 08 h 30 du lycée. En route mauvaise troupe...

Pas le temps de traîner....

Et nous voilà au festival. Beaucoup de monde déjà. Un accueil irréprochable, distribution des badges, et arrivée dans l’immense salle du CID (1497 places). Emmanuelle Béart, d’autres membres du jury, le réalisateur, les deux acteurs principaux du film (Dont America Ferrara, une « Ugly Betty » plutôt « Pretty Betty ») 1er film, donc : The Dry Land : Le retour au pays d’un soldat de la guerre contre l’Irak. Sa difficulté à vivre, son stress post-traumatique, et sa descente aux enfers vers une forme de rédemption. Un film qui a plu je pense au public.
Pour le midi, restauration rapide, qui au bord de la plage, qui en ville, qui aux abords du CID...

Pas le temps de traîner...

Conférence sur la communication du festival par Mme Dejou. Salle Lexington, Mme Dejou nous présente le festival, son organisation, le rôle de la communication, et répond aux questions des étudiants en communication (notre BTS et un IUT). Un festival qui a la particularité d’être ouvert au grand-public, une cible supplémentaire, un festival thématique (le film américain, et son petit-frère, le film asiatique), Un festival qui évolue aussi avec son temps en s’ouvrant aux séries et aux jeunes, un festival qui s’appuie sur toute une ville et des partenaires très impliqués (Barrière, Cartier, Orange...) qui offrent des moyens logistiques et des avantages. L’organisation d’un tel festival demande de la réactivité : tout s’accélère dans les 15 derniers jours, à partir desquels le programme est enfin fixé, pour impression des plaquettes et documents. Au jour le jour, ce sont 400 personnels d’accueil supplémentaire, à former, qui vont rendre possible le festival (nous avons même croisé Flore, étudiante en Bts Com de l’an dernier, son diplôme en poche), 50 personnels de sécurité, une organisation impeccable, malgré les contretemps possibles : Hasard du calendrier, cette journée prévue de longue date, tombait le jour de la grève nationale contre la réforme des retraites : il faut alors anticiper ou réagir face aux problèmes de transports, d’absences éventuelles...
Évidemment un tel événement ne s’improvise pas et prend sa force dans l’acquis de ses éditions passées. Tous les acteurs du festival savent aussi qu’il faut toujours évoluer, avec les nouvelles technologies, les nouveaux publics, les réalités économiques, pour conserver sa place parmi les 4 grands festivals du cinéma (Cannes, Berlin, Venise, et Deauville).

Pas le temps de traîner... Nous remercions Mme Dejou que déjà...

La grande salle du CID nous ouvre à nouveau ses bras immenses et sa sellerie confortable. Emmanuelle, présidente consciencieuse, est encore là, Jeanne Balibar aussi, pour le second film « Buried ». Un film étonnant, un huis-clos minimaliste et radical. Un seul acteur, un cercueil, 1 téléphone, un briquet, une paire de lampes, un serpent dans un petit rôle. Paul, camionneur en Irak pendant le conflit, a été pris en otage, enterré dans un cercueil, la batterie du téléphone s’épuisant au même rythme, ou presque, que ses réserves en oxygène. Au bout du fil, des terroristes impitoyables, des services américains dépassés ou cyniques. Un exercice de style en quelque sorte mais ancré dans une certaine actualité. Je tairai la fin, et je vous prierai de ne pas lire les deux lignes suivantes si vous ne voulez pas en savoir plus, mais pour la caractériser, on peut hésiter entre « radicale » ou « sadique ». Le film a plu au public mais certains et certaines ont pu le trouver éprouvant.

Une bien agréable journée, deux bons films, la découverte d’un festival, côté spectateur, et côté coulisses, avec la conférence. Après la très bonne expérience du festival du film asiatique, nous avons découvert son grand-frère, un grand américain, très professionnel, qui joue les stars sur la côte normande.

Voir en ligne : Le site du Festival